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Ce n'est pas parce que l'erreur est répandue qu'elle en devient vérité (Lao-Tseu)
 
Vive les fonctionnaires-pendulaires !

Dans la ville d'innocent, les élus disent vouloir diminuer le trafic des pendulaires. Heureusement que les mêmes élus réservent un bon millier de places de stationnement pour les 4'000 fonctionnaires de la ville !

Même les préaux scolaires sont mis à contributions pour le stationnement des enseignants, qui ont la chance de ne payer que 36 francs par mois pour leur place de stationnement sur leur lieu de travail ! Les parkings d'échanges et les bus, c'est pour les autres !

Les plus beaux pin-pons

La ville d'innocent a un très beau corps de pompiers, équipé de ce qui se fait de mieux, quoiqu'il manque un hélicoptère pour que la panoplie soit complète.

Mais demandez à un enfant si on lui a expliqué en début d'année que faire en cas d'incendie dans son école, et vous risquez bien d'être sidéré par son air "interrogateur" ! Et si vous croisez dans une école un extincteur datant des années 60, sachez que c'est pour économiser les deniers des contribuables... (mieux vaut un extincteur périmé que rien du tout !)

Abus de privilèges ??? (encore les pin-pons)
Dans la ville d'innocent, certains fonctionnaires se sentent "au-dessus des lois". Une petite histoire assez cocasse est là pour en témoinger (lire cet article de 24heures).

Sois gros mon enfant !

Ben oui, dans la ville d'innocent, il y a des gros, des très gros même...

Et ça ne risque pas de changer au vu des cochonneries alimentaires, genre pizzas froides, mises en vente pour la récré par des "concierges-commerçants" (dans leur école)...

Lire l'article paru dans J'achète mieux sur ce sujet (format PDF 484Ko).



A la disco les enfants ! (hips)

Dans la ville d'innocent, des enfants de 13-14 ans sont emmenés, durant des camps scolaires (hiver 2004), en discothèque jusqu'à passé minuit, cela malgré quelques lois de protection des mineurs assez claires sur le sujet.

Mais on s'en fout des interdictions (de bon sens) et on en profite, du côté des enseignants, pour boire assez d'alcool-pops devant les enfants histoire d'être "bien enivrés" et surtout de leur démontrer que toute la prévention contre l'alcool faite à l'école n'a pas vraiment de sens !

Garde de stationnement armé

Dans la ville d'innocent, on peut faire garder deux places de stationnement une demi-journée par un policier armé pour un Conseiller fédéral arrivé en train !

La ville d'innocent a de la chance de pouvoir se permettre ce genre de gaspillage !
CityCable - l'internet monopolistique municipal

Les Services industriels de Lausanne se sont mis en tête de devenirs "providers" fournisseurs d'internet.
C'est CityCatastrophe !

Lausanne - amendes annulées : Le chef annule les amendes de sa femme

Article de Fabiano Citroni / Le Matin - 18/02/2008

Le patron de l'office, mais aussi son adjoint, ont demandé l'annulation d'amendes en 2007. Sans motif valable. Ils reconnaissent les faits

Que fait le patron de l'Office du stationnement de la Ville de Lausanne lorsque son épouse reçoit des bûches? Il les fait sauter. L'adjoint du chef n'est pas en reste: quand son fils ramène une amende à la maison, il la fait aussi sauter. «Le Matin» a la preuve que les deux hommes ont en tout cas annulé trois contredanses l'an dernier.

«Mon fils a fait une connerie»
Hier après-midi, nous avons rencontré le responsable du stationnement, en place depuis environ trois ans, et son bras droit. Nous leur avons montré des documents informatiques attestant qu'ils avaient fait sauter pour 200 francs d'amende - deux fois 40 francs et une fois 120 francs. Les deux hommes, qui dirigent un service de 50 assistants de police, ont reconnu les faits. «Mon épouse a reçu deux amendes de 40 francs. J'ai demandé à l'agent verbalisateur s'il pouvait faire quelque chose. Et il a accepté», explique le patron de l'Office. Quant à son adjoint, il explique que son fils, étudiant, «a emprunté la voiture et fait une connerie. Je l'ai engueulé. Puis j'ai demandé à l'agent s'il pouvait faire quelque chose.» Résultat, le fiston et le papa ont économisé 120 francs.

Pratique fréquente?
Les numéros un et deux du stationnement lausannois n'ont-ils pas l'impression de se moquer des citoyens, obligés, eux, de mettre la main au porte-monnaie? «Celui qui veut contester une amende peut venir dans nos locaux pour discuter ou nous écrire. Son cas sera étudié», répond le responsable de l'Office. Mais lui, n'a-t-il pas abusé de sa position de chef? «Chez nous, on bosse main dans la main. Il n'y a pas de rapport de chef à subordonné. Lorsque j'ai demandé aux agents d'annuler les amendes reçues par mon épouse, ils auraient très bien pu refuser. Cela n'aurait pas porté à conséquence.»

Faire sauter les amendes des collaborateurs, est-ce fréquent à l'Office du stationnement? «Je ne sais pas si les agents le font entre eux. Quant à moi, je ne l'ai fait que deux fois pour mon épouse. Jamais pour moi», répond le patron. A-t-il le sentiment d'avoir commis une erreur? «Manifestement, j'en ai commis une. Mais je suis un être humain. Ça peut arriver.» La direction de la police lausannoise partage-t-elle cette analyse? Hier soir, nous n'avons pas réussi à joindre le municipal de la Sécurité publique, Marc Vuilleumier.

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Chef de la police outré!

Les deux fonctionnaires indélicats sont dénoncés à la justice et une enquête administrative a été ouverte

Article de Fabiano Citroni – Le Matin du 19/02/2008

Le chef de l'Office du stationnement de la Ville de Lausanne a économisé 80 francs en faisant sauter deux amendes reçues par son épouse. Son adjoint a économisé 120 francs en annulant une bûche collée à son fils. Les deux hommes risquent pourtant de payer au prix fort leur acte, révélé hier par «Le Matin». La direction de la police et celle du Département de la sécurité publique ont dénoncé l'affaire à la justice, ouvert une enquête administrative et déjà puni ces deux collaborateurs.
«Dans l'attente des résultats de l'enquête, ils n'ont plus la compétence de la gestion des amendes», confirme le commandant de la police, Gérald Hagenlocher. Le patron du stationnement et son adjoint ne peuvent donc plus valider l'annulation de la moindre amende. «Ils ont porté une forte atteinte à l'image de la police et à la confiance que nous avions en eux», confie le commandant.
Municipal en charge de la police, Marc Vuilleumier se dit «déçu. Un policier qui commet une faute dans une intervention d'urgence, c'est une chose. Mais, là, ils ont agi délibérément. Leur comportement a peu d'importance d'un point de vue financier, mais d'un point de vue éthique il est inadmissible.»
Les deux policiers seront entendus aujourd'hui par la hiérarchie. «Ils risquent une mise en demeure, voire un déplacement, affirme Marc Vuilleumier. Quand on est responsable d'une équipe, on doit montrer l'exemple.»
Le popiste mais aussi le commandant de la police annoncent qu'ils vont mettre leur nez dans le fonctionnement de l'Office du stationnement. «Environ 260'000 amendes sont infligées chaque année à Lausanne. Et 4% à 5% sont annulées. Je veux savoir si des agents annulent plus d'amendes que d'autres et si des numéros de plaques minéralogiques apparaissent régulièrement», prévient Marc Vuilleumier.
Brélaz sévère
Quant à Gérald Hagenlocher, il annonce que le système informatique de gestion des amendes - qui a 26 ans - sera changé en juin. «Ce changement était prévu. Le nouveau système permettra de renforcer les contrôles et de voir beaucoup plus rapidement pourquoi une amende a été annulée.»
Syndic de Lausanne, Daniel Brélaz affirme que le sujet des amendes annulées sera au menu de la séance de la Municipalité d'aujourd'hui. «Nous devrons évaluer la situation. Mais ces deux policiers ont commis une erreur d'appréciation et de comportement assez grave.»

Annulations accordées

RÈGLE
Chef de la police de Sion, Pierre Rossier affirme «qu'il n'y a aucune annulation à bien plaire. L'agent peut reconsidérer sa décision s'il estime que l'automobiliste n'a pas eu l'intention de fauter.»

EXCEPTION
La police de Lausanne indique qu'elle peut annuler des amendes pour «justes motifs». Exemples: un homme conduit son épouse à la maternité, il se parque mal. Un rendez-vous chez le médecin se prolonge, on dépasse la durée de stationnement. Un livreur reste trop longtemps sur une place de livraison, mais il a beaucoup de travail.